André Ouibila YAMEOGO

André Ouibila YAMEOGO

L'héritage d'un bâtisseur

André Ouibila YAMEOGO

Il existe des vies qui, sans bruit, redressent l'épine dorsale d'un pays. André Ouibila Yaméogo fut de celles-là.

« Amusez-vous à vous rendre utiles » Sa devise
Quelques repères
  • 1948Naissance à Koudougou, dans le Boulkiemdé.
  • 1982Songtaaba 1 : la première école. Il pose lui-même les premières pierres, et fait épargner les arbres du terrain.
  • 1990Le lycée Wend Songda ouvre. Pour la première fois, le Centre-Ouest dispose d'un lycée capable de rivaliser avec ceux de la capitale.
  • 2000Les Écoles Privées de Formation des Enseignants du Primaire, à Koudougou, Boromo et Yako : former ceux qui forment les autres.
Réseau Scolaire André Ouibila Yaméogo

Réseau Scolaire André Ouibila Yaméogo
« Une famille d'écoles, un seul horizon »

Le souffle d'un éducateur

Quand on lui demande, en CM1, ce qu'il veut devenir, il répond « instituteur ou agriculteur » — deux vocations qu'il finira par unir : instruire les esprits et cultiver la terre.

Un camarade d'enfance s'en souvient ainsi : « Il n'était pas bavard. Mais lorsqu'on ne comprenait pas quelque chose, c'est souvent vers lui qu'on se tournait. Il expliquait avec des mots simples. Il avait cette façon de te faire sentir que tu pouvais comprendre. »

Devant un exercice de mathématiques, alors que les autres bavardent, il explique à son professeur : « Je veux comprendre profondément. Quand on comprend profondément, on n'oublie pas. » Tout est déjà là — la profondeur plutôt que la performance.

En 1982, rien dans le terrain nu qu'il choisit n'annonce une école. Il y mobilise ses économies, sollicite ses proches, pose lui-même les premières pierres. Il tient à préserver les arbres déjà présents : une école, pense-t-il, doit respecter la vie du lieu. Le vieux néré épargné cette année-là se dresse encore dans la cour — arbre témoin, sous lequel des générations d'élèves ont dansé les fins d'année.

Puis les lycées se succèdent, commune après commune : Réo, Moguéya, Boromo, Yako, Zamo, Toma, Sadouan. Chaque établissement est adapté à son territoire, mais un fil invisible les relie tous : la rigueur, la vérité, la confiance dans le potentiel des enfants. Un parent résume l'impression du premier jour : « M. Yaméogo te donnait confiance sans parler. »

Il ne construisait pas des bâtiments. Il construisait des horizons.

Après avoir formé des milliers d'élèves, il voulut former ceux qui forment les autres. De ses écoles de formation sortirent des maîtres qui témoignent encore : « Il ne nous formait pas seulement pour la classe, il nous formait pour la vie. »

Son héritage ne se mesure pas aux écoles qu'il a bâties, mais à l'empreinte laissée dans les esprits : chez les enseignants qu'il a guidés, chez les élèves qu'il a encouragés à croire en eux-mêmes, et dans sa famille de dix-sept enfants qui portent aujourd'hui sa mémoire.

« Son nom demeure une lumière paisible, une invitation à construire, à aimer, à éduquer. »

Le Souffle d'un éducateur

Le récit complet écrit par la famille — de son enfance à Koudougou jusqu'à l'héritage qu'il laisse. 12 minutes de lecture.

Lire le récit complet

Le Jardin du Souvenir, où il repose.

André Ouibila YAMEOGO
Son visage, sur chaque écran

L'icône de l'application est son portrait

Ce n'est pas un dessin. Chaque matin, une secrétaire qui ouvre le logiciel, un professeur qui saisit ses notes, un parent qui consulte le bulletin de son enfant — tous le voient. C'était le sens de sa devise : se rendre utile.

OUIBILA SCHOOLS

Toute votre école. Une seule application

Le logiciel né dans ces écoles : inscriptions, notes, bulletins, scolarité, paie — et un portail où chaque parent suit son enfant. Il continue de fonctionner quand internet s'arrête.

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